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Tassotti: interview d'un joueur et d'un adjoint en or
Tassotti a accordé une longue interview à la gazzetta dello sport aujourd'hui. En voici le contenu:Tassotti, maintenant le Milan aussi tourne bien. « Ca fait depuis toute une vie qu'il tourne bien. Beaucoup de hauts et quelques bas mais toujours à un niveau extraordinaire. » Vous êtes arrivés quand le Milan était en Serie B. Comment était l'atmosphère ? « Nous vivions des jours difficiles mais passionnants. Je ne me suis jamais ennuyé au Milan. Ensuite Berlusconi a tout changé. Et nous avons tout gagné. » Vous : 5 scudetti, trois Ligue des Champions. Quel a été le plus grand moment ? « Lorsque j'ai soulevé la coupe en tant que capitaine à Athènes contre Barcelone. Baresi n'était pas là et donc ça a été mon tour. » Baresi a été le plus grand ? « C'était un vrai leader, avec deux mots il réglait tout. Le plus grand ? Le Milan a eu beaucoup de très grands joueurs. Van Basten par exemple, merveilleux. Franco est peut-être celui qui a eu le rendement le plus élevé. Lorsqu'il jouait mal il avait quand même 7 dans les journaux. » Et Tassotti ? « J'ai bien fait mon travail. » Tassotti-Costacurta-Baresi-Maldini. Verrons-nous encore des défenses de ce genre ? « C'était une autre époque. Maintenant nous sommes biens : le duo central Nesta-Thiago Silva est très forte. Antonini et Abate sont en train de mûrir. Antonini je l'avais déjà dans la Primavera. » Vous avez gagné deux fois le tournoi de Viareggio et ensuite vous avez dit non au banc du Parma de Sacchi. Pourquoi avez-vous refusé ? « Un choix de famille. Ma famille est décédée rapidement, j'ai deux fils et je devais rester avec eux. Ensuite, je me suis toujours senti au Milan comme à la maison... » Et l'entraîneur est Leonardo. « Je suis son collaborateur. Nous avons un rapport très spécial. Il y a une grande entente, un grand feeling. » Qui est-ce qui prend les décisions ? « Lui. Mais moi je participe beaucoup, nous travaillons et nous choisissons ensemble. Moi je participe plus au travail défensif et lui s'occupe des attaquants. Mais il n'y a pas de plan spécifique. Nous faisons partie d'un projet important. » Sur le banc vous vous parlé beaucoup, que vous dites-vous ? « Tout. Leo débute et moi je suis dans le milieu depuis plusieurs années. J'analyse les situations, le jeu, les tactiques, les difficultés. Je parlais également beaucoup avec Ancelotti. » Mais pas de la même manière qu'avec Leonardo, non ? « Carlo est arrivé ici en tant qu'entraîneur déjà formé et complet. Il avait déjà connu la Nazionale avec Sacchi, la Reggiana, Parma, la Juve. Leo est un débutant. » Le début de saison a été très difficile. Vous avez eu peur ? Dites-nous la vérité... « Assez oui. Ca a presque été un choc, surtout après les Etats-Unis et l'Allemagne. Nous n'en avons pas gagné un, nous étions démoralisés, pour plusieurs raisons. » La principale ? « C'est vous qui voyez. Nous avons commencé sans le capitaine, l'entraîneur et le joueur le plus représentatif. Maldini, Ancelotti et Kakà. Tout en une fois : ça a été difficile. Ensuite c'était la première fois que le Milan vendait un joueur aussi important pour des raisons économiques. » Shevchenko aussi était parti. « Oui, c'est vrai mais c'était sa volonté. Cette année le début a été bizarre et difficile pour tout le monde. Nous avons bien réagi. J'ai joué avec Sacchi, Capello et Ancelotti, j'ai vu quelques petites chutes et beaucoup de grandes remontées. Nous avons eu confiance n nous. Et, surtout, confiance dans le club qui nous transmet toujours des messages positifs. » Lequel en particulier ? « Nous nous sentons tous très protégés et responsabilisés. C'est une belle sensation. Au Milan tout le monde se sent bien. » Actuellement, même Ronaldinho se sent bien. Comment avez-vous fait pour le remettre debout ? « C'est un fenomeno. Un joueur fantastique, joyeux, un homme doux. Tout le monde l'apprécie. Sa félicité est la notre. » C'est une belle histoire... « Il y en a beaucoup cette année de belles histoires. Le retour de Nesta, celui de Dida et Borriello, le climat en général. Le vieux climat du Milan. » Tout a changé après le match contre la Roma. Comment cela va-t-il se terminer ? « Nous travaillons, comme toujours, avec sérénité. Maintenant il y a le derby et nous nous préparons pour affronter l'Inter. Ensuite les autres. » Ce derby est particulier. Différent de ceux des années passées, non ? « J'en ai joué et vu énormément. Cette fois, je l'admet, il est très important et attendu. Nous avons tous étés bons car nous avons réussi à le rendre important. Si nous repensons à la situations d'il y a quelques semaines...Maintenant c'est de nouveau comme avant. Un grand derby. Pour nous, pour eux, pour la ville qui a les deux équipes en tête du championnat, qualifiées en Ligue des Champions et en Coupe d'Italie. C'est beau, non ? » Un grand merci à Marco pour avoir traduit l'interview. Rédigé par Zantetsuken le 19 janvier 2010 à 21h46 Les derniers articles :04/09/2010 - " Ici je me sens chez moi "01/09/2010 - Tous ensemble pour défier l'Inter !30/08/2010 - Ibra: "Je penserai seulement au Milan"29/08/2010 - Une rentrée pleine de promesses28/08/2010 - IBRA E UN GIOCATORE DEL MILAN28/08/2010 - "J'ai trouvé des hommes et des pros"21/08/2010 - Le Milan est une équipe de champions !19/08/2010 - Boateng : un nouveau prince à Milan13/08/2010 - Allegri rassure les tifosi06/08/2010 - Le point sur le mercato23/07/2010 - Présentation des nouvelles recrues21/07/2010 - Allegri se présente20/07/2010 - C'est la reprise!02/07/2010 - Quatre heureux élus !29/06/2010 - Thiago Silva, la classe made in Brazil27/06/2010 - Allegri : "les défis me plaisent"25/06/2010 - Massimiliano Allegri: portrait09/06/2010 - Il aura marqué une génération01/06/2010 - Marco Borriello, la force tranquille28/05/2010 - Bilan de la saison 09/10 |
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