Depuis le départ annoncé de Kakà, les adjectifs négatif fusent. Beaucoup de paroles envers les dirigeants, parfois des injures ou des insultes. Notre ex-joueur brésilien a également eu droit au même traitement.. En bref, comme tout club adoré par ses tifosi, le Milan divise et les réactions s'étalent vers les extrêmes. Il suffit pour cela de consulter les sujets dédiés à Kakà sur ce forum. C'est tout à fait logique, et personne ne peut prétendre avoir plus raison que l'autre. Quand on aime, on est forcément déçu d'un tel transfert.
Kakà est un joueur formidable qui a fait beaucoup de bien au club. En bref, inutile de s'étaler sur le sujet Kakà, il fait maintenant partie de l'effectif madrilène et nous ne pouvons que le remercier pour ses performances sous nos couleurs. Je souhaite plutôt parler ici de nos dirigeants. Berlusconi et Galliani.
Pour reprendre le 1e paragraphe, j'ai lu ici et là des injures ouvertes envers ceux-ci. Peu après l'officialisation du transfert de Kakà, pourquoi pas ... encore que. Mais nous devons maintenant nuancer nos avis et nos propos à leur encontre. Faisons-leur confiance. Certes, ce n'est pas simple après plusieurs années de déception, mais n'oublions pas une chose : ils sont à la tête depuis longtemps, très longtemps. Berlusconi a relevé le club qui était dans une situation critique et venait de faire un joli yoyo entre Serie A et Serie B, dans les années '80. Et maintenant ?
La situation peut changer. Une saison n'est pas l'autre. Rappelez-vous la fin des années '90. La plupart d'entre-nous auraient certainement tenu le même discours. La situation du club était peut-être même pire. Nous avons eu des joueurs de seconde zone, voire pire : Laursen, Roqué Junior, Sala, Comandini ( je sais, le derby ... ), Beloufa, José Mari, Coco, ... la liste est longue. Cela ne nous a pas empêché de remporter un Scudetto et mieux repartir quelques années après. Souvenez-vous, 2002 ... La route peut-être longue pour bâtir un grand club. Il en va de même pour le relancer quand tout va mal.
La première étape est d'attendre la suite du mercato, qui je le rappelle se termine dans plus de deux mois. Malgré tout, il nous reste encore de nombreux champions dans l'équipe, capables de merveilles si la motivation est là : Gattuso, Nesta, Zambrotta, Seedorf, Pirlo, Ambrosini, Ronaldinho, Inzaghi. Tous âgés, mais entourés de plusieurs joueurs confirmés ou en train d'éclater : Pato, Flamini, Jankulovski, Abbiati, ou encore Kaladze. Sans parler des recrues.