Citation (Kdd11 @ Tue 30 Dec 08 - 10:32)

Tu sais l'exercice intellectuel nous offre deux méthodes d'analyse assez efficaces jusqu'ici:
1- la comparabilité dans le temps
Tu devrais savoir que le passé appartient à l'histoire. Même en Finance une étude des faits passés n'a pour objet que la formation d'outils de décision. Aujourd'hui on assiste aux limites de la Finance mathématiques simplement parce qu'un chiffre ou nombre n'a jamais fait qualité d'une quantité éléments (un effectif par exemple).
Une probabilité ne demeure qu'une éventualité. Car en fait la qualité d'un groupe est tout simplement une question de synergie positive. Étant donné que j'en connais pas mal d'italiens qui se sont branlés sur le terrain chez nous je pense pas que ton raisonnement soit si raisonnable que cela.
Comparer dans le temps permet d'analyser les modifications de la structure interne d'une entité. Mais cela n'a pas vraiment d'importance si on ne fait un rapprochement dans l'espace.
Il faut savoir sur quoi on s'appuie pour avancer. Soit on recrée le monde en reniant ce qui fit nos succès passés, et en partant du principe que tout n'est qu'éventualité, et que de toute façon les risques de se planter sont les mêmes, soit on bâtit sur les fondations solides qui nous ont menés là où nous sommes.
Il ne s'agit pas de n'importe quel groupe, justement. Il s'agit d'un club de football, avec des objectifs à court terme (d'où la nécessité d'une adaptation rapide), dans plusieurs compétitions. Il ne s'agit pas de communiquer ou de faire des pâtés de sable, mais de construire un collectif cohérent et efficace. Des Italiens se sont plantés chez nous ? Bien sûr, personne ne dit le contraire. Mais sur le lot d'Italiens, il y en a beaucoup plus qui ont réussi et brillé. Au niveau des étrangers c'est loin d'être le cas.
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2- la comparabilité dans l'espace
Tu dois comprendre que deux choses caractérisent l'environnement:
- son instabilité
- sa contingence
Comparer dans l'espace ici consiste à prendre en compte les performance de l'entité pilote: l'inter pour le Serie A, et le FC Barcelone pour Liga mais surtout le monde. C'est vrai que je n'apprécie peut être pas l'Inter mais on est à 9 points d'eux et franchement ça fait un moment qu'ils nous piétinent.
En conclusion:
Toutes tes histoires de cohérences n'a rien à voir avec la nationalité, tout est une question d'âme. Tant qu'on intègre pas les jeunes on perd l'âme de l'équipe. Regardez le Barça, Messi n'est pas espagnol mais qui véhicule plus que lui le jeu du Braça.
Ce n'est pas une façon de te dire que Pato n'a rien à faire ici. Alors pas de polémiques.
L'Inter, une référence ? Une référence qui se plante chaque année en ldc, et ne remporte qu'avec des circonstances particulières un championnat que nous ne jouons plus depuis deux-trois ans ? L'Inter ne brille que par l'argent, et par défaut. Les concurrents actuels n'appliquent pas les modèles que je prône, loin de là. On peut trouver quelques satisfactions çà et là, mais le tout cohérent n'existe pas, ou pas encore.
Je vois quelques assertions, dont certaines me plaisent, comme
Tant qu'on intègre pas les jeunes on perd l'âme de l'équipe. Pas faux, en effet. Mais je ne vois pas où tu prouves la rupture entre l'âme et la nationalité. En football, ça se rejoint très souvent, d'où par exemple la longévité et la fidélité uniques de joueurs comme Maldini, DP, Totti et cie. De même, je ne vois pas où tu démontres que la synergie positive n'a pas de lien (en football, bien entendu) avec la formation commune d'individus.
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Oulah je garde ce message pour le jour où il disputera son premier match en Azzurro à la place de Rossi. Et tu voulais Rossi à l'Euro, non ? Il a joué quels matchs de Qualifs ?
Euh, Marco, ce que j'écris ici sur Amauri reflète le discours que j'ai toujours tenu ... quant à Rossi, j'ai déploré qu'il n'ait pas été testé avant l'Euro, mais je suis en général contre l'insertion dans un groupe d'un élément nouveau, pile au début d'une grande compétition. Ca peut marcher (Ribéry), mais c'est pas terrible pour ceux qui se sont cassé le c... à faire les qualifs. C'est aussi un aveu d'échec pour le sélectionneur, qui n'a pas repéré le joueur en question avant.